Zelda: A Link to the Past, le chef-d’œuvre de la Super Nintendo
The Legend of Zelda: A Link to the Past est le troisième épisode de la saga et le seul Zelda original de la Super Nintendo, sorti en Europe le 24 septembre 1992. Monde des ténèbres, Épée de Légende, donjons ingénieux : ce jeu a fixé la formule de la série pour des décennies. Voici sa fiche, son histoire et tout ce qu’il faut savoir pour y rejouer.
Fiche technique
| Élément | Détail |
|---|---|
| Titre japonais | Zelda no Densetsu: Kamigami no Triforce |
| Sortie | 21 novembre 1991 (Japon), avril 1992 (Amérique du Nord), 24 septembre 1992 (Europe) |
| Développeur | Nintendo EAD |
| Éditeur | Nintendo |
| Producteur | Shigeru Miyamoto |
| Réalisateur | Takashi Tezuka |
| Musique | Koji Kondo |
| Genre | Action-aventure |
| Plateformes | Super Nintendo, puis Game Boy Advance et rééditions dématérialisées |
| Joueurs | 1 |
Histoire du développement
Après un premier Zelda en vue de dessus sur NES en 1986, puis un Zelda II: The Adventure of Link plus orienté action en vue de profil, Nintendo revient aux sources avec ce troisième épisode. Le développement est confié à l’équipe de Nintendo EAD, avec Shigeru Miyamoto à la production et Takashi Tezuka à la réalisation. Le projet aurait d’abord été envisagé sur NES, avant d’être orienté vers la Super Nintendo, dont les capacités permettaient un monde plus riche, plus coloré et plus détaillé.
L’équipe a voulu reprendre la liberté d’exploration du premier épisode tout en guidant mieux le joueur, grâce à un scénario plus présent et à des personnages qui orientent la progression. Le jeu tient sur une cartouche de 8 mégabits, avec pile de sauvegarde et trois emplacements de partie. La bande-son de Koji Kondo introduit plusieurs thèmes devenus emblématiques, dont celui du Monde des ténèbres et le thème du village Cocorico. Pour replacer le jeu dans l’histoire de sa console, consultez notre dossier sur la Super Nintendo.
Scénario et gameplay
Deux mondes à explorer
L’aventure débute par une nuit d’orage : Link reçoit un appel télépathique de la princesse Zelda, emprisonnée par le sorcier Agahnim. Après l’avoir libérée, il doit réunir trois pendentifs pour obtenir l’Épée de Légende. Mais ce n’est que le début : le joueur découvre ensuite le Monde des ténèbres, version corrompue d’Hyrule dominée par Ganon, où il faut libérer sept jeunes filles descendantes des sages. Le passage entre le Monde de la lumière et le Monde des ténèbres, grâce au Miroir magique, est au cœur des énigmes : un obstacle infranchissable dans un monde peut se contourner dans l’autre.
Des mécaniques devenues des classiques
A Link to the Past introduit ou fixe de nombreux éléments de la série : l’Épée de Légende, le grappin, les bottes de Pégase pour foncer, les fragments de cœur à collecter, ou encore la structure en donjons thématiques avec une grande clé et un boss final. Link se déplace dans huit directions et donne des coups d’épée en arc de cercle, bien plus souples que les coups en ligne droite de l’épisode NES. Les donjons, auxquels s’ajoutent le château d’Hyrule, la tour d’Agahnim et la Tour de Ganon, jouent sur plusieurs étages et sur des mécanismes variés.
- Monde de la lumière : trois donjons pour obtenir les pendentifs ;
- Monde des ténèbres : sept donjons pour libérer les sept jeunes filles ;
- Objets clés : Épée de Légende, grappin, Miroir magique, bottes de Pégase, marteau, bâton de feu.
La place du jeu dans la chronologie
Dans le récit officiel publié par Nintendo avec l’ouvrage Hyrule Historia, A Link to the Past se situe dans une branche de la chronologie où le héros de l’époque d’Ocarina of Time a été vaincu par Ganon. Le jeu raconte d’ailleurs, dans son introduction, la guerre de scellement qui a enfermé le Seigneur des ténèbres dans le Monde des ténèbres, autrefois appelé Terre d’or. Cette mythologie autour de la Triforce, des sept sages et de l’Épée de Légende, posée ici pour la première fois de façon aussi complète, a servi de fondation aux épisodes suivants.
Conseils pour une première partie
Le jeu est assez directif dans sa première moitié, mais le Monde des ténèbres laisse davantage de liberté. N’hésitez pas à explorer chaque recoin avec les bottes de Pégase et le marteau, à parler aux habitants de Cocorico et à chercher les grandes fées, qui améliorent l’équipement. Les bouteilles, au nombre de quatre, sont précieuses pour stocker des potions et des fées avant les boss les plus difficiles.
Accueil et héritage
À sa sortie, A Link to the Past est salué par la presse du monde entier pour son ampleur, sa finesse et la qualité de ses énigmes. Il s’est vendu à plusieurs millions d’exemplaires sur Super Nintendo et figure régulièrement dans les classements des meilleurs jeux vidéo de tous les temps. Son influence est immense : la plupart des Zelda en vue de dessus qui suivront, de Link’s Awakening aux épisodes Oracle, reprennent sa structure et son style graphique.
En 2013, Nintendo lui donne une suite directe sur 3DS, The Legend of Zelda: A Link Between Worlds, qui reprend la carte d’Hyrule et le principe des deux mondes. De nombreux jeux d’action-aventure indépendants revendiquent aussi son héritage. Enfin, le jeu est devenu une référence du speedrun et a donné naissance à une communauté très active autour des randomizers, qui mélangent l’emplacement des objets pour renouveler l’expérience à partir de sa propre copie du jeu.
La version européenne, entièrement traduite en français, a aussi contribué à faire connaître la série dans l’Hexagone, où beaucoup de joueurs ont découvert Zelda avec cet épisode plutôt qu’avec la cartouche dorée de la NES.
Rééditions officielles
A Link to the Past a connu plusieurs versions officielles :
- Game Boy Advance (fin 2002 au Japon, 2003 en Europe) : une adaptation accompagnée du mode multijoueur Four Swords, développé par Capcom et Flagship, avec quelques ajouts et des voix pour Link ;
- Console virtuelle : sur Wii, Wii U et New 3DS ;
- Super Nintendo Classic Mini (2017), qui l’intègre parmi ses 21 jeux ;
- Nintendo Switch Online, dans la bibliothèque Super Nintendo proposée aux abonnés.
Au Japon, une déclinaison diffusée par satellite via le Satellaview, BS Zelda no Densetsu: Inishie no Sekiban, a aussi existé dans les années 1990, mais elle n’a jamais été commercialisée en Europe. Pour découvrir d’autres classiques de la console, parcourez notre rubrique jeux Super Nintendo, et pour vous aider dans les donjons, nos guides et soluces.
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Questions fréquentes
Quand est sorti Zelda: A Link to the Past en France ?
Le 24 septembre 1992, en même temps que dans le reste de l’Europe, soit près d’un an après le Japon.
Combien de temps faut-il pour finir A Link to the Past ?
Comptez une vingtaine d’heures pour une première partie, et davantage pour récupérer tous les fragments de cœur et les objets optionnels.
Où jouer à A Link to the Past aujourd’hui ?
Sur Super Nintendo avec la cartouche d’origine, sur Super Nintendo Classic Mini, ou sur Nintendo Switch via l’abonnement Nintendo Switch Online.
